Messagepar JFF » 19 Avril 2012, 13:31
Bonjour

Soit c'est un poisson d'avril (bien que la date soit passée), soit c'est LA découverte du siècle :

http://www.aero-news.net/index.cfm?do=m ... a17649e4b9
:journal:
Un britannique vient de mettre la main sur une vingtaine de Spitfire XIV, la plupart encore dans leur container de transports, enterrés à la fin de la guerre en Birmanie.

Pourvu que ce soit vrai .......

désolé si je ne l'ai pas posté dans la bonne section, mais je ne voyais pas trop où mettre cette nouvelle.

JFF

Messagepar Tandure » 19 Avril 2012, 15:37
Ouah :o ça c'est de l'info!!!

Des Spit tout neufs dans leur emballage d'origine!
De quoi reconstituer un escadron complet.
Mieux qu'un rêve.

Le soleil ne se couche jamais sur les ailes du transport aérien militaire

Nikon D90/18-105/70-300

"Dieu rit de ceux qui subissent les effets dont ils chérissent la cause"
Bossuet
Messagepar Hutch » 19 Avril 2012, 16:52
Ouaaa le rêve, vivement qu'on voit cet escadron en vol

Kentoc'h mervel eget bezañ saotret
Messagepar jeliot » 19 Avril 2012, 19:05
c'est marrant le P-40 en photo en dessous de l'article

La société est bien foutue, elle fout des uniformes aux cons pour qu’on les reconnaissent !
Messagepar Jericho » 20 Avril 2012, 07:43
jeliot a écrit:c'est marrant le P-40 en photo en dessous de l'article

C'est vrai que ça doit être marrant... moi, j'ai que des Spit sur la page... :bonnet:

" J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres." A. Einstein

Une belle et bonne raclée comme on aime par ici!
Messagepar PCmax » 20 Avril 2012, 08:57
Jericho a écrit:
jeliot a écrit:c'est marrant le P-40 en photo en dessous de l'article

C'est vrai que ça doit être marrant... moi, j'ai que des Spit sur la page... :bonnet:


Mais c'est vrai aussi, à la décharge d'Eliot qu'il s'agit d'un Spitfire (bien) déguisé en P40.

Escaladant le bleu brûlant du vaste ciel
J'ai survolé les cimes battues par les vents
Et sous la coupole sainte de l'espace infini
Tendant la main, j'ai touché la face de Dieu.

1/13 Artois
Messagepar Jericho » 20 Avril 2012, 09:09
PCmax a écrit:
Jericho a écrit:
jeliot a écrit:c'est marrant le P-40 en photo en dessous de l'article

C'est vrai que ça doit être marrant... moi, j'ai que des Spit sur la page... :bonnet:


Mais c'est vrai aussi, à la décharge d'Eliot qu'il s'agit d'un Spitfire (bien) déguisé en P40.

Un peu comme cet autre appareil? :D

" J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres." A. Einstein

Une belle et bonne raclée comme on aime par ici!
Messagepar jeliot » 20 Avril 2012, 11:15
Ben disons que je trouvais qu'il ressemblait plus au p-40 qu'au spit, il est moche comme ça... ^^

La société est bien foutue, elle fout des uniformes aux cons pour qu’on les reconnaissent !
Messagepar Jericho » 20 Avril 2012, 12:21
Je suis entièrement d'accord avec toi: pour moi non plus, ce n'est pas la version la plus belle... ;)

" J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres." A. Einstein

Une belle et bonne raclée comme on aime par ici!
Messagepar PCmax » 20 Avril 2012, 13:19
Jericho a écrit:
PCmax a écrit:
Jericho a écrit:
jeliot a écrit:c'est marrant le P-40 en photo en dessous de l'article

C'est vrai que ça doit être marrant... moi, j'ai que des Spit sur la page... :bonnet:


Mais c'est vrai aussi, à la décharge d'Eliot qu'il s'agit d'un Spitfire (bien) déguisé en P40.

Un peu comme cet autre appareil? :D


'tain la longueur du lien ... :interr:

J'adooore cet avion.
Je jouais avec y'a cinq minutes (Ace Combat...quoi ? Y'a pas d'âge !) :D et je me suis crashé sur la plage comme un veau ... :twisted:

pfff

Escaladant le bleu brûlant du vaste ciel
J'ai survolé les cimes battues par les vents
Et sous la coupole sainte de l'espace infini
Tendant la main, j'ai touché la face de Dieu.

1/13 Artois
Messagepar Jericho » 20 Avril 2012, 14:11
Ouaip, j'ai dû m'y reprendre à plusieur fois pour le recopier entièrement sans faire de fautes... :D

PCmax a écrit:...et je me suis crashé sur la plage comme un veau ... :twisted:

pfff

C'est de là que vient l'expression "aller à vau-l'eau"? :bonnet:

" J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres." A. Einstein

Une belle et bonne raclée comme on aime par ici!
Messagepar Clansman » 07 Août 2012, 13:40
Des ailes elliptiques... une verrière bombée... Un moteur au son chantant... Un ingénieur mort à la tâche... Une légende associée à la bataille d'Angleterre... Vous avez tous reconnu le plus fameux des chasseurs de la Seconde Guerre mondiale, un des plus célèbres avions de combat au monde : le Spitfire (ou alors, vous avez lu le titre).

Le Spitfire (soupe-au-lait, colérique) fut développé en grande partie à partir du Supermarine 300. Celui-ci était un dérivé du Supermarine 224, concurrent malheureux du Gladiator lors de l'appel d'offres F7/30. Malgré l'expérience acquise avec les succès du S.6B de la coupe Schneider, conduisant à un train d'atterrissage rétractable et une envergure réduite, le Supermarine 300 fut de nouveau refusé par l'Air Ministry en juillet 1934.

L'ingénieur Mitchell ne se découragea pas et proposa une version à habitacle fermé et doté du moteur Rolls-Royce PV-XII, le futur Merlin. Vickers-Armstrong, le propriétaire de la firme Supermarine, appuya le nouveau concept. Le 1er décembre 1934, l'Air Ministry approuva le concept et émit une spécification le 3 janvier 1935, la F10/35, taillée sur mesure. Cependant, les deux mitrailleuses Vickers de 7,7 mm furent remplacées par 4 mitrailleuses Browning du même calibre en avril 1935.

A l'époque, et malgré l'apparition de chasseurs de même catégorie (construction métallique, monoplan à ailes basses, train rétractable, habitacle fermé, dotés de moteurs en ligne à refroidissement liquide comme le Bf-109 ou le Dewoitine D-520), la menace semblait surtout venir des bombardiers. C'est pourquoi l'appareil fut d'abord conçu comme intercepteur à court rayon d'action. Le Spitfire, lui, avait un fuselage de type semi-monocoque en duralumin.

L'unique prototype, codé K5054, effectua son vol inaugural le 5 mars 1936, à Eastleigh, c'est-à-dire à Southampton. Son pilote, le Captain Joseph "Mutt" Summers, conclut son vol en disant "ne touchez à rien", et ce après un vol de seulement 8 minutes.

On n'écouta pas le pilote d'essais, et on changea l'hélice, puis le moteur, puis de nouveau l'hélice. Et là, le Spitfire se montra supérieur au Hurricane contemporain. Le pilote de la RAF Flight Lieutenant Humphrey Edwardes-Jones réclama seulement un indicateur pour la position du train. Une semaine plus tard, le 3 juin 1936, 310 Spitfire furent commandés par l'Air Ministry.

Le Spitfire fut dévoilé pour la première fois au public le 27 juin 1936, à Hendon. Mais sa production se révéla complexe, et donc lente. Son aile de forme elliptique y est sans doute pour quelque chose. Il faut dire aussi que Supermarine construisait des avions pour d'autres firmes telles que Walrus, ou le Beaufighter. Malgré tout, 200 exemplaires furent commandés le 24 mars 1938. Le premier Spitfire de série ne vola que le 15 mai 1938. Entretemps, son concepteur mourut prématurément en 1937.

Dès 1935, l'Air Ministry approcha plusieurs fabricants, dont Morris Motors Limited, pour leur demander de construire le Spitfire. La Castle Bromwich Aircraft Factory, filiale de Morris, construisit des Spitfire en série à partir de 1940. Elle construira un peu plus de la moitié du total de Spitfire construits.

Lors de la bataille d'Angleterre, le Spitfire eut d'abord à souffrir de l'attaque contre ses usines de production. Heureusement, celles-ci furent dispersées à travers tout le Royaume-Uni. Le Spitfire entra en service au sein de la RAF le 4 août 1938, au sein du 19e squadron à Duxford.

"Mitchell naquit pour concevoir le Spitfire, et Joe Smith pour le développer", dit une phrase célèbre. En 24 versions et 52 sous-variantes, le Spitfire évolua considérablement. Il faut distinguer les Spitfire propulsés par un moteur Merlin de ceux par un moteur Griffon. De plus, le Spitfire fut menacé par l'apparition du Fw.190 en 1942, ce qui donna naissance à des versions incroyablement plus puissantes.

Les numéros de versions furent donnés en chiffres romains jusqu'à la fin 1942, et les chiffres arabes ne s'imposèrent définitivement qu'en 1948. Ces numéros de versions ne suivaient pas nécessairement un ordre chronologique. Par ailleurs, les subdivisions a, b, c et d correspondait aux ailes installées, en particulier selon le type d'armement.

La subdivision A correspondait à un armement de 8 mitrailleuses M1919 alimentées par 300 cartouches chacune, la subdivision B à un armement de 2 canons HS.404 alimentés par 60 obus et 4 mitrailleuses alimentées par 350 cartouches.

Le type C recevait une aile plus simple à construire, un train d'atterrissage renforcé et un armement plus conséquent, pouvant aller jusqu'à 4 canons alimentés par 120 obus.

La subdivision D concernait les avions de reconnaissances, les réservoirs contenant 300 litres d'essence.

Après 1942, l'aile type E, comportant un armement de 2 canons et deux mitrailleuses M2 alimentée par 250 cartouches, fit son apparition. Elle pouvait éventuellement emporter 4 canons.

Du Mk I d'avant-guerre au F.24 d'après-guerre, le Spifire vit son poids, sa puissance et sa vitesse ascensionnelle multipliés par deux, sa vitesse passer de 582 à 731 km/h, les canons remplacer définitivement les mitrailleuses. Les versions qui marquèrent l'évolution furent principalement le Mk I, le Mk Vb, le Mk IX, le Mk XIV à moteur Griffon, et le PR XIX à moteur Griffon.

Le premier combat du Spitfire date du 6 septembre 1939, où il descendit... 2 Hurricanes. La RAF installa d'urgende des IFF après l'accident. Il abattit 2 Ju-88 sur 9 le 16 octobre. Le Spitfire fut ensuit engagé dans le ciel de Hollande et lors de l'évacuation de Dunkerque. Le Spitfire acquit ses lettres de noblesse lors de la bataille d'Angleterre (10 juillet-31 octobre 1940). Même si l'on a quelque peu réduit son rôle depuis (moins nombreux que le Hurricane, moins de victoires), il n'empêche que le Spitfire eut un rôle de premier plan lors de cette phase de la Seconde guerre mondiale. Il eut un taux d'attrition plus faible et remporta tout de même 42 % des victoires sur 2739 pertes ennemies. Il y fut également engagé comme chasseur de nuit (Spitfire I, II et V).

On le verra ensuite sur tous les fronts de la Seconde guerre mondiale : lors des raids sur la France en 1941-1942, sur la Méditerrannée (y compris à Malte, où il remplaça les Hurricane, puis lors de l'invasion de la Sicile), lors du Débarquement, lors de l'invasion de l'Allemagne, dans le Pacifique (où il défendit notamment l'Australie contre les incursions japonaises), au sein de l'Union soviétique (150 Spitifire Vb livrés en 1943, dépassés par le Fw-190 et déjà largement utilisés : ils déçurent les pilotes soviétiques, qui, s'ils le trouvaient supérieur au Yak-1, le lui auraient préféré le Spitfire IX) et même de l'USAAF jusqu'en 1943.

La Luftwaffe en captura un bon nombre qui furent évalués au sein du "cirque Rosarius". Adolph Galland lui rendit hommage à sa manière : à un Hermann Goering qui lui demandait son souhait le plus cher, il lui répondit "une escadrille de Spitfire". Au-delà du rôle de chasse et d'attaque au sol, il se rendit également utile, par ses capacités de vol à haute vitesse à haute altitude, dans des missions de reconnaissance.

Après guerre, on retrouvera des Spitfire dans chaque camp lors de la guerre israélo-arabe de 1948 : en Israël (qui provenaient de Tchécoslovaquie), en Egypte et même britanniques. Il fut également engagé lors de la guerre indo-pakistanaise de 1947. Les Birmans l'utilisèrent contre la rebellion. Les Spitfire reprirent du service contre la guérilla malaise.

Le Spitfire se rendit célèbre également par ses records. Un Mk I fut modifié en Speed Spitfire afin de battre le record de vitesse alors détenu par son concurrent, le Bf-109. Celui-ci vola pour la première fois le 11 novembre 1938 et dépassa les 400 mph en février 1939. Il le perdit rapidement face au He-100 et fut ferraillé en juin 1946, après avoir servit d'avion de liaison pendant la guerre. Un seul record est à retenir parmi tous : le 5 février 1952, un Spitfire 19 piloté par le Flight Lieutenant Ted Powles atteignit d'abord l'altitude de 15240 mètres, puis lors d'un piqué involontaire, la vitesse incroyable pour un avion à hélice de 1110 km/h. Même en supposant que les instruments aient pu être déréglés, cela reste impressionnant.

5 appareils furent également transformés en hydravions, mais ils déçurent à cause de la dégradation de leurs performances. Le Spitfire sera décliné en version embarquée (Seafire) ou en version plus puissante Spiteful, qui seront abordées ailleurs.

Le Spitfire fut utilisé pendant la guerre par l'Afrique du Sud (139 Mk IX), l'Australie (246 F.VC, 252 F.VIII, 159 HF.VIII), le Canada, l'Egypte (26 Mk V de 1943 à 1949, 38 Mk IX, 1 T.9, 19 F.22 de 1950 à 1956), la France (242 LF.IX de 1943 à 1951 et 20 F.XVI de 1945 à 1954), l'Inde (5 Mk.V de 1943 à 1945, 14 LF.VIII, 10 T.9, un PR.XI, 20 FR.XIV, 100 FR.XVII et 14 PR XIX), l'Italie (53 LF.V de 1943 à 1948, 137 LF.IX de 1946 à 1952), le Portugal (18 Spitfire I de 1942 à 1948 et 94 Spitfire V de 1943 à 1954), la Turquie (11 Spitfire I, 113 Mk V, 170 LF.IX, 1 PR.XI et 4 PR.XIX), les Etats-Unis, l'Union soviétique et la Yougoslavie (65 F.5 et 3 F.IX de 1944 à 1952).

Les pilotes belges (2 squadrons), français (7 squadrons), grecs (2 squadrons), hollandais (1 squadron), norvégiens (3 squadrons, dont un de reconnaissance), polonais (10 squadrons), tchécoslovaques (3 squadrons) et Yougoslaves (1 squadron) l'utilisèrent au sein de la RAF.

Il fut utilisé après-guerre par la marine australienne (15 F.VIII de 1948 à 1952), par la Birmanie (30 LF.IX et 20 LF.16 de 1954 à 1958), le Danemark (44 LF.IX et 3 PR.XI de 1947 à 1955), Hong-Kong (6 MK XVIII, 2 XIX et 8 F.24), l'Indonésie, l'Irlande (6 T.9), Israël ( 59 LF.IX de 1948 à 1955), les Pays-Bas (l'armée du Pacifique reçut 61 LF.IX, 3 T.IX, 5 Mk XI, 4 Mk XIV, 3 F.XVI, 1 F.XIX et 1 F.22), la Rhodésie (22 F.22), la Suède (50 PR.XIX désignés S 31), la Syrie (40 F.22 de 1954 à 1958), la Thaïlande (30 FR.14 et 1 PR.19 de 1950 à 1955) et la Tchécoslovaquie (77 Mk IX de 1945 à 1951).

20351 exemplaires furent construits jusqu'en février 1948, ce qui en fit l'unique chasseur britannique à être construit tout au long de la Seconde Guerre Mondiale. Il fut également l'unique chasseur de la Seconde guerre mondiale à être resté le plus longtemps en première ligne, avec sans doute le Bf-109. Sa carrière continua en tout cas jusque dans les années 1950, et seul l'avion à réaction supplanta définitivement ce chasseur conçu et construit avant la guerre. 50 exemplaires sont toujours en état de vol aujourd'hui.


Versions :


Le MkI était propulsé par un Merlin Mk II de 1030 hp, tractant une hélice bipale en bois, remplacée dès le 78e exemplaire par une hélice tripale. Le Merlin III remplaça le premier moteur à partir du 175e exemplaire. La fameuse verrière bombée apparut début 1939, afin d'améliorer le champ de vision du pilote. Il était armé de 8 mitrailleuses Browning. Il fut commandé par l'Estonie, la Grèce, le Portugal et la Turquie (59 exemplaires). La Turquie ne reçut que 2 exemplaires et toutes les autres livraisons furent stoppées. La France reçut un Mk Ia en juin 1939 pour évaluation : mais l'avis négatif de Rozanoff dissuada la France d'en acheter. Le moins qu'on puisse dire est que Rozanoff n'eut pas le nez creux sur ce coup, même si on peut douter que la France aurait reçu des Spitfire à temps pour la bataille de France. Le Portugal reçut finalement 18 Mk Ia, qui furent utilisés de 1942 à 1947.

Le Mk I PR était une version de reconnaissance, équipé de deux caméras F24. 1567 Mk I, dont des Mk1B, furent construits de mai 1938 à septembre 1941.

Le PR.IV est la désignation définitive du PR ID, qui fut construit à 229 exemplaires. Cette variante à long rayon d'action fut conçue spécialement pour la reconnaissance.

Le PR.V (anciennement PR I E) fut construit à un seul exemplaire.

Le PR.VI (anciennement PR IF) entra en service en juillet 1940. Il était capable de faire l'aller-retour entre l'est de l'Angleterre et Berlin. 15 spitfire V furent portés à ce standard.

Le PR.VII (anciennement PR.1G) servit à la reconnaissance tactique.


Le Mk II reçut un Merlin XII de 1175 hp. Il vola pour la première fois en juin 1940. Il remplaça les Mk I en avril 1941. Il fut décliné en Mk IIA (mitrailleuses) et Mk IIB (canons). 921 exemplaires furent construits.


Le Mk III fut équipé du Merlin XX de 1390 hp, et vit son envergure réduite. Il vola pour la première fois le 16 mars 1940. Cependant, il ne fut pas construit en série, les Merlin XX étant affectés au Hurricane II. 2 exemplaires seulement furent construits. Le Spitire PR Ic, emportant au total 655 litres, devint le PR.III.

Le Mk IV fut la première version construite avec un moteur Griffon, afin de répondre à une demande émanant de la Royal Navy pour un appareil pouvant opérer à basse altitude. L'idée apparut dès 1939, mais les retards pris dans le développement du moteur firent que l'appareil ne vola pas avant le 27 novembre 1941. Le Griffon IIB développait 1735 hp. Le prototype fut rebaptisé Mk XX pour éviter toute confusion avec le PR.IV.


Le Mk V fut conçu comme intercepteur, afin de contrer les Ju-86 de reconnaissance opérant à haute altitude. Il fut doté d'un moteur Merlin 45 de 1440 hp et de compresseurs. Le premier exemplaire vola en juin 1941. 94 Mk Va furent construits. Ils furent suivis par le Mk Vb : nombre de Mk IB furent portés à ce standard et 3911 exemplaires furent construits. Une version tropicalisée, le Mk VB(trop), fit son apparition. Enfin, le Mk Vc emportait deux bombes de 250 livres : il fut construit à 2467 exemplaires. Lui aussi fut tropicalisé.

En novembre 1942, un Spitfire Vb fut capturé par la Luftwaffe lorsqu'il dut atterrir à Jersey. Les Allemands entreprirent de le modifier afin de l'équiper d'un moteur DB 605 : il vola début 1944 et fut populaire auprès des pilotes allemands. Il vola régulièrent jusqu'à sa destruction dans un bombardement le 14 août 1944. L'Australie reçut 300 Mk Vc(trop), l'URSS 143 MkVB, le Portugal 93 Vb, l'Egypte 12 exemplaires.


Le Mk VI fut également conçu comme intercepteur, afin d'affronter les bombardiers à haute altitude. Il était doté d'un moteur Merlin 47, d'un compresseur Marshall, d'une cabine pressurisée. Il vola pour la première fois en décembre 1941. La menace des bombardiers à haute altitude ne se concrétisa pas et seuls 100 exemplaires furent construits. 5 d'entre eux furent convertis en avions de reconnaissance PR.VI en 1943. Ils accomplirent quelques missions au-dessus de la Grèce et furent retirés du service dès mai 1943.


A partir de 1942, l'apparition du FW.190 mit à mal la supériorité du Spitfire. Il fallut développer de nouvelles versions.

Le Mk VII était propulsé par un Merlin 64 (F.VII) ou 71 (HF.VII), des moteurs dotés de compresseurs à deux étages. Le premier vola en septembre 1942. Le HF.VII montait jusqu'à 13700 mètres. 140 exemplaires furent construits. Ses ailes étaient légèrement allongées et plus pointues.


Le Mk.VIII était en gros un Mk.VII dépourvu de pressurisation. Il vola pour la première fois le 11 novembre 1942. Il fut décliné en trois sous-variantes, le LF.VIII de basse altitude (Merlin 66), le F.VIII (Merlin 63) et le HF.VIII de haute altitude (Merlin 70). L'aile du Mk VII n'apportant finalement pas grand chose, bien au contraire (le taux de roulis s'en trouvait ralenti), elle ne fut pas retenue. Il fut construit à 1658 exemplaires et servit exclusivement en dehors du Royaume-Uni : soit dans la Méditerranée ou l'Afrique du Nord, soit dans le Pacifique (en Birmanie ou au sein de la RAAF).


Le MkVb étant dépassé par le Fw.190, il fallut concevoir une nouvelle version du Spitfire dans l'urgence : le Mk IX. Celui-ci, à l'origine, ne devait être qu'une version d'intérim. Un Spitfire III avait été équipé d'un Merlin 60 et vola en septembre 1941. Un Spitfire Vc modifié et motorisé par un Merlin 61 prit l'air en avril ou juin 1942. Le Spitfire IX entra en service en mars 1943, et fut rapidement remotorisé avec un Merlin 63 ou 63A. Il fut aussi décliné en PR.IX de reconnaissance (au moins 18 conversions), FR.IX (chasse-reconnaissance), T.IX et TR.9 d'entraînement (10 T.9 pour l'Inde et 6 TR.9 pour l'Irlande). 5656 exemplaires furent construits jusqu'en avril 1945.


Le PR.X était, à la base, la version de reconnaissance du Mk VII. 16 exemplaires furent construits et entrèrent en service en 1944. Le premier vola en mai 1944.


Le PR.XI fut équipé d'appareils photographiques F52 et était basé sur les Mk VII, VIII et IX. Il apparut en novembre 1942, mais son développement fut retardé. 471 exemplaires furent construits en 1944 et ils furent vite remplacés par le PR XIX.


Le Spitfire XII fut le premier Spitfire doté d'un Griffon à entrer en service, le 13 octobre 1942. 100 exemplaires furent construits. Il resta un des plus rapides chasseurs à basse altitude, mais perdait son avantage à haute altitude. Il fut retiré du service en septembre 1944.


Le PR.XIII est un PR.VII amélioré, avec un moteur Merlin 32 destiné au vol à basse altitude. Le prototype vola en mars 1943 et 36 exemplaires furent portés à ce standard, afin de préparer le Débarquement en Normandie.


Le Mk XIV fut équipé du du Griffon 65 de 2050 hp. Ce moteur disposait d'un compresseur à deux étages, afin d'améliorer les faibles performances des Spitfire à moteur Griffon en haute altitude. Il disposait aussi d'une hélice à 5 pales. Il vola le 20 janvier 1943 et entra en service en octobre. Il se révéla efficace dans l'interception des V1. Cependant, ils arrivèrent trop tard pour participer aux combats dans le Pacifique. Les derniers modèles furent équipés d'une verrière en bulle. 957 exemplaires furent construits, dont 430 FR.XIV de reconnaissance. Après la guerre, 132 F.XIV furent vendus à la Belgique, 70 à l'Inde, et 30 FR.XIV à la Thaïlande.


Le Mk XV et XVII renvoient au Seafire, qui sera traité à part.


Le Mk XVI était un Mk IX propulsé par un Merlin 266, c'est-à-dire un Merlin 66 construit sous licence aux Etats-Unis par Packard. Comme beaucoup de chasseurs destinés à opérer à basse altitude, il était doté d'ailes à envergure réduite. Il vola en octobre 1944 et 1054 exemplaires furent construits.


Le Mk XVIII était un Mk XIV amélioré avec une aile renforcée et plus de carburant. Il n'arriva qu'après la guerre, le premier vol ayant eu lieu en juin 1945, la construction finissant début 1946. Il entra en service en janvier 1947. 300 F.XVIII et FR.XVIII furent construits, et cette version fut engagée lors de l'insurrection communiste malaise qui commença en 1948. L'Inde acquit 20 F.XVIII d'occasion en 1947.


Le PR Mk XIX fut la dernière, et la meilleure, variante de reconnaissance. Elle reprenait les caractéristiques du Mk XI et le moteur Griffon du Mk XIV. Après 25 exemplaires, elle reçut la cabine pressurisée du Mk X et sa capacité en carburant passa à 256 gallons. 224 exemplaires furent produits jusqu'au début 1946. Il entra en service en mai 1944 et resta en première ligne jusqu'en avril 1954. Sa dernière sortie opérationnelle fut en 1963, lorsqu'il fallut vérifier qu'un Lightning pouvait engager un chasseur à hélice. En effet, la RAF craignait de devoir engager des P-51 indonésiens lors du conflit de l'époque.


La désignation Mk.XX (outre le prototype du Mk IV) fut attribuée à un prototype équipé du Griffon II qui vola en août 1942. Ce prototype fut rééquipé avec un Griffon 61 et fut de nouveau rebaptisé, en Mk 21.


Le Mk 21 reçut, pour mieux supporter la puisssance du Griffon 61, un fuselage et des ailes à la structure renforcée. Son armement était de 4 canons Hispano II de 20 mm, avec 150 obus chacun. Son premier véritable prototype vola en avril 1943. Mais les performances se montrèrent faibles. La mise au point dura toute l'année 1944 et une partie de l'année 1945, mais des changements subtils au niveau des commandes (dont le trim) résolurent les problèmes. Le premier appareil de série vola le 15 mars 1944, mais il n'entra en service qu'en janvier 1945. Deux d'entre eux réussirent à couler un sous-marin de poche. 120 exemplaires furent construits jusqu'à la fin de la guerre et les autres commandes furent annulées.


Le Mk 22 était identique au Mk 21, mais avec un système électrique en 24 volts, une verrière en bulle et un fuselage modifié à l'arrière. Il apparut en mars 1945. 287 exemplaires furent construits. Ils furent retirés du service en 1955 et revendus à la Rhodésie du Sud, l'Egypte et la Syrie.


Le F.23 était un Mk 22 avec une aile redessinée, afin d'améliorer l'incidence en vol et donc la visibilité du pilote. Cette aile fut testée sur un Mk VIII en juillet 1944. Le prototype du F.23, surnommé Valiant, était un F.21 modifié. Mais les tests s'avérèrent décevants et il ne fut pas produit en série.


Le F.24 fut la dernière version construite. Elle était similaire au F.22, mais avec plus de carburant. Il volait à 731 km/h, atteignait 9100 mètres en 8 minutes, disposait de 4 canons Hispano V plus légers. Il emportait une bombe de 500 livres et deux de 250 livres, ou des roquettes. Il apparut en mars 1946. 54 exemplaires furent construits et 27 Mk 22 furent modifiés. Le dernier fut livré en 1948. Un seul squadron, le 80, en fut équipé dès 1946 et fut déployé à Hong Kong jusqu'en 1955.


N'hésitez pas à me demander des précisions si nécessaire. :mrgreen:



http://fr.wikipedia.org/wiki/Supermarine_Spitfire

http://www.museeairespace.fr/c/5/superm ... ation.html

http://www.avionslegendaires.net/superm ... itfire.php

http://en.wikipedia.org/wiki/Supermarine_Spitfire

http://en.wikipedia.org/wiki/Supermarin ... ariants%29

http://en.wikipedia.org/wiki/Supermarin ... ariants%29

http://en.wikipedia.org/wiki/Supermarin ... ariants%29

http://en.wikipedia.org/wiki/Supermarin ... d_armament

http://en.wikipedia.org/wiki/Supermarin ... al_history

http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Su ... _operators

http://www.aviation-history.com/superma ... tfire.html

http://www.battleofbritain1940.net/0011.html

Rang, sang, race et dieux n'entrent en rien dans le partage du vice... et de la vertu. (de Cape et de Crocs, tome 1).

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Messagepar Jericho » 07 Août 2012, 14:57
:o Il l'a faite! :king:


Ben, finalement, je la trouve trop longue pour la lire, tant pis... :mrgreen:






Mais non, je rigole, j'vais m'y mettre tout de suite! :airforce:

" J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres." A. Einstein

Une belle et bonne raclée comme on aime par ici!
Messagepar stanak » 07 Août 2012, 16:48
le plus vieux des Spitfire au monde
et vétéran de la bataille d'Angleterre
Spitfire II
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Spitfire LF5B
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Spitfire LF9C
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Spitfire PRXI
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Spitfire FR14E
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Spitfire LF16E
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Seafire FXVII
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Spitfire FR18E
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Spitfire PR19
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Messagepar Clansman » 07 Août 2012, 17:47

Rang, sang, race et dieux n'entrent en rien dans le partage du vice... et de la vertu. (de Cape et de Crocs, tome 1).

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