Messagepar Ansierra117 » 18 Juin 2017, 22:14
Apparemment il y a des combats entre troupes syriennes régulières et troupes arabo-kurdes soutenues par la coalition...
Si elles sollicitent un appui aérien, ça va être un carnage.

Confirmation du Su-22 qui s'est fait descendre par un F/A-18E Super Hornet. Un kill air-air, c'est rare. Le Su-22 bombardait des positions des SDF. C'est cohérent avec les combats qui se déroulent en ce moment.

Les forces régulières iraniennes ont tiré des missiles sol-sol sur des cibles dans la région de Deir-Ez-Zor directement depuis l'Iran.

J'ajoute une info qui date de vendredi : Un Drone Selex ES Falco jordanien s'est fait abattre au R-23 par un MiG-23 syrien.

Ca devient très chaud dans le pays.

"Un avion c'est une cible, deux avions c'est une arme" Werner Mölders
Messagepar foxkilo02 » 19 Juin 2017, 09:38
Ansierra117 a écrit:Apparemment il y a des combats entre troupes syriennes régulières et troupes arabo-kurdes soutenues par la coalition...Si elles sollicitent un appui aérien, ça va être un carnage.

Pas vraiment. D'après ce que je lis sur les différents réseaux sociaux, SDF et SAA sont en constantes communications afin de s'éviter. Il y a tout de même parfois quelques tensions quand les 2 groupes armés arrivent en même temps sur une cible. Ce fut le cas hier pour le village de Jaadin au Nord de Rusafa. Les SAA ayant capturé ce village les premiers, ils coupent l'herbe sous le pied des Forces Démocratiques Syriennes qui ne pourront plus progresser plus au Sud.
D’ailleurs Rusafa serait (a confirmer) tombée au main des loyalistes ce matin.

Confirmation du Su-22 qui s'est fait descendre par un F/A-18E Super Hornet. Un kill air-air, c'est rare. Le Su-22 bombardait des positions des SDF. C'est cohérent avec les combats qui se déroulent en ce moment.
Non ça c'est la version des US qui affirment que le Su-22 était proche (?!) des troupes soutenues par la coalition.
Attendons voir ce qui en sort (enregistrement des trajectoires par exemple) , mais même le SOHR (Syrian Observatory for Human Rights) qui est anti loyaliste convaincu affirme que l'appareil ne bombardait pas les forces pro-kurdes..


De plus, je n'ai vu aucun tweet sur des attaques au sol ou par air sur les réseaux pro-kurdes que je suis habituellement! ( ceux que je considère fiables) :interr:

J'ajoute une info qui date de vendredi : Un Drone Selex ES Falco jordanien s'est fait abattre au R-23 par un MiG-23 syrien.
Peut être même deux !


[EDIT ON]
Le pilote est aux mains des forces démocratiques. Il aurait les 2 jambes cassées. Des négociations sont en cours pour une éventuelle libération.

Sinon la réaction russe ne s'est pas fait attendre :
- Ils ne participeront plus à la gestion des opérations avec la coalition et ne partageront plus leur plan de vol.
- Ils demandent une enquête dont les résultats seront partagés avec eux.
- Tout appareil (UAV ou appareil piloté) à l'Ouest de l'Euphrate en territoire syrien sera considéré comme une cible potentielle.

J'ose espérer que chacun va faire preuve d'un minimum de retenue.... :roll:
comme les Australiens qui stoppent leur activités aériennes sur la Syrie jusqu'à nouvel ordre.
... mais pas comme les Iraniens ou les US qui se cherchent toujours des poux...

[/EDIT OFF]

"Pro patria et humanitate"
Messagepar Ansierra117 » 20 Juin 2017, 18:50
Les iraniens ont donc perdu un deuxième Shahed 129 au combat, Il est intéressant de tenir les comptes...A noter également un drone iranien abattu par un F-16 pakistanais alors qu'il évoluait à 50 km de profondeur dans le territoire de ce pays

"Un avion c'est une cible, deux avions c'est une arme" Werner Mölders
Messagepar Nico2 » 20 Juin 2017, 22:11
Paxwax a écrit:
Nico2 a écrit:Ce n'est pas étonnant : dès lors que les USA s'engagent dans ce conflit, il est bien évident que les règles de droit international n'ont plus droit de cité.

De fait.
On peut par exemple être sidéré de l'utilisation par les américains, en Syrie et en zone urbaine, d'armes chimiques comme le phosphore blanc. Peu ou prou équivalent au gaz sarin utilisé par Assad, en terme de massacre indiscriminé de victimes civiles ou militaires j'entends.

(Source: BFMTV par exemple)


Souvenons-nous de l'usage de Phosphore blanc à Falloudja en 2004, c'était un carnage ...

d9pouces a écrit:Je me demande comment ça va finir, tout ça :S


Joker :mrgreen:

Ansierra117 a écrit:Confirmation du Su-22 qui s'est fait descendre par un F/A-18E Super Hornet. Un kill air-air, c'est rare. Le Su-22 bombardait des positions des SDF. C'est cohérent avec les combats qui se déroulent en ce moment.


La doctrine Donald Trump, une fois encore...

Ansierra117 a écrit:Ça devient très chaud dans le pays.


A l'image de la canicule qui touche la France, on suffoque...

_____________________

N'oublions pas l'Irak, toujours chaud bouillant également :

Stéphan Villeneuve, mort au «service de l’information» à Mossoul

Décès d'un journaliste français, et d'un photographe irakien, suite à explosion d'une mine...

Stéphan Villeneuve, 48 ans et père de quatre enfants, n’a pas survécu à ses blessures. Il est mort lundi après-midi, quelques heures après avoir été blessé à Mossoul, dans le nord de l’Irak.


Irak: combats acharnés à Mossoul, fuite des civils

Des combats acharnés ont opposé mardi les forces irakiennes aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI) retranchés dans la vieille ville de Mossoul, d'où des centaines de civils ont réussi à prendre la fuite.
Le général Abdel Ghani al-Assadi, un commandant des forces du contre-terrorisme (CTS), a déclaré que les progrès étaient lents dans la vieille ville où les ruelles étroites et densément peuplées rendent la progression des troupes très difficile.
"Les choses se passent bien et la bataille se déroule comme prévu mais nous rencontrons de nombreux obstacles: la nature du terrain, des bâtiments et la population civile. Tout cela freine notre travail", a-t-il dit à l'AFP.
Selon lui, la résistance des jihadistes "est farouche parce que c'est leur dernière place forte. Ils n'ont plus rien à perdre". (...)


14 ans après la libération de l'Irak, il reste encore quelques efforts avant de pacifier et de reconstruire le pays...

¤ Nicolas

Sur AMN : Nico2, inscrit le 09 Jan 2006, 16:45

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Messagepar Ansierra117 » 21 Juin 2017, 07:17
J'ajoute des précisions :

Le Pakistan revendique le premier kill ait-air du JF-17 sur un Shahed 129 au-dessus de Panjgur (Balouchistan). Comme le soulignait quelqu'un sur twitter : très sale semaine pour le drone iranien qui essuie 3 pertes.
Qu'est-ce que faisait un drone iranien 49km à l'intérieur du territoire pakistanais ? Pourquoi n'a-t-il pas été intercepté/abattu plus tôt ? Des failles dans la défense aérienne visiblement

"Un avion c'est une cible, deux avions c'est une arme" Werner Mölders
Messagepar foxkilo02 » 21 Juin 2017, 15:01
C'est ce qui s'appelle un "hard landing"... :o

Problème mécanique lors du décollage de Qamishli. Le retour sur terre a été rude.
Le pilote s'en sort, mais je crois qu'on peut supprimer l'appareil de l'orbat syrien :mrgreen:

"Pro patria et humanitate"
Messagepar Ansierra117 » 21 Juin 2017, 16:12
Ahaha carrément, il manque la queue de l'appareil, un Mi-17 ?
Ça s'aménuise toujours plus chez les syriens. Plutôt que de livrer des chars les russes devraient envoyer des MiG-23 déclassés et des Mi-24D

"Un avion c'est une cible, deux avions c'est une arme" Werner Mölders
Messagepar Jericho » 21 Juin 2017, 17:32
Ansierra117 a écrit:Ahaha carrément, il manque la queue de l'appareil, un Mi-17 ?
Ça s'aménuise toujours plus chez les syriens. Plutôt que de livrer des chars les russes devraient envoyer des MiG-23 déclassés et des Mi-24D
Surtout que par ces chaleurs, les soldats syriens auront plus besoin de ventilateurs que d'autocuiseurs... :mrgreen:

" J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres." A. Einstein

Une belle et bonne raclée comme on aime par ici!
Messagepar foxkilo02 » 21 Juin 2017, 21:38
Ansierra117 a écrit:Ahaha carrément, il manque la queue de l'appareil, un Mi-17 ?

Sans le rotor de queue, difficile à dire, mais d'après ce que j'ai trouvé il s'agirait du Mi-17 codé 2948.
Certains disent qu'il revenait de Deir Ez Zor, lorsque touché par l'Ei , l'appareil est rentré en feu pendant 200km et c'est écrasé sur la base de Qamishli. Mais bon, en ce moment le régime crée de nombreux «héros» pour ses fans qui relaient via les réseaux sociaux ces histoires de super héros syriens....Je crois plus pour ma part a la version du problème technique au décollage. ;)

"Pro patria et humanitate"
Messagepar Clansman » 22 Juin 2017, 07:05
Il semble y avoir des carénages sur les entrées d'air sur le dos, donc c'est à priori bien un Mi-17.

Rang, sang, race et dieux n'entrent en rien dans le partage du vice... et de la vertu. (de Cape et de Crocs, tome 1).

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Messagepar Ansierra117 » 22 Juin 2017, 08:56
Clansman a écrit:Il semble y avoir des carénages sur les entrées d'air sur le dos, donc c'est à priori bien un Mi-17.


Si quelqu'un réussit un jour à retrouver des infos sur le nombre de livraisons de Mi-8T, Mi-8P, Mi-17 et éventuellement autres variantes, il aura ma gratitude éternelle

"Un avion c'est une cible, deux avions c'est une arme" Werner Mölders
Messagepar foxkilo02 » 28 Juin 2017, 15:04
Un "petit" point de situation sur la Syrie. ;)
J'ai choisis délibérément, de partir d'une vision "gouvernementale" non pas par accointance avec Bachar mais pour des raisons de simplicité dans mon résumé. Il manque donc à ce sujet uen partie développée sur les Forces Démocratiques Syriennes qui actuellement, encerclent Raqqah et sont en conflit avec les rebelles syriens soutenus par les Turcs, autour de la ville d'Afrin au Nord Ouest d'Alep.

Les fronts actifs :

:arrow: La bataille de Hama.
Profitant du fait que les principales forces loyalistes soient engagées contre l’EI dans la plaine de l’Al Bab et autour de Palmyre, les rebelles engagent une offensive d’envergure dans la province d’Hama le 21 mars 2017. L’attaque surprise reprend, dans ses grandes lignes, les débuts de l’offensive d’Alep. Une première vague de VBIED puis assaut rapide de positions ennemies encore désorganisées.
Cette stratégie porte ses fruits dans les premiers jours : Suran et Khattab ainsi que plusieurs villages tombent entre les mains rebelles. Le 23 mars c’est au tour de Maardes d’être pris aux loyalistes. La situation pour ces derniers devient critique. Le 28 mars est le point culminant de cette offensive: Hama est en ligne de mire. Les rebelles arrivent à moins de 4 km de la ville et l’aéroport est sous le feu des factions insurgées. Les appareils militaires sont obligés de migrer vers des lieux plus cléments.
Mais durant cette semaine, le gouvernement a stoppé toute progression sur les autres fronts. Des troupes sont rapatriées en urgence de la plaine de l’Al Bab, du front de Palmyre et de la Ghouta. Les restes de l’aviation syrienne ainsi qu’un effort important de l’aviation russe augmentent peu à peu leurs raids pour déverser un déluge de bombe sur les points de ravitaillements et les positions rebelles.
Le 31 mars, la contre-offensive est lancée. Les pertes sont importantes des 2 côtés mais les forces du régime récupèrent rapidement le terrain perdu. En 15 jours l’ensemble des territoires conquis par les rebelles sont repris. Plus grave, les rebelles perdent du terrain d’avant offensive et notamment la ville d’Halfayé et ses environs, le 23 avril.
La menace sur Hama étant écartée, les troupes sont à nouveau dispatchée sur les fronts Est, à savoir Alep Est, Palmyre et l’Est du gouvernorat d’Homs, pour repousser une fois pour toute l’Etat Islamique et surtout ne pas laisser trop de terrain aux forces Kurdes.

:arrow: Alep Est - Raqqah
Après leur jonction avec les forces arabo-kurdes de l’est le 27 février, les forces loyalistes tentent de progresser vers la base aérienne de Jirah. Le 30 mars, la ville de Deir Hafer, principal bastion de l’EI dans la région est capturée.
Cette progression est cependant stoppée nette par l’offensive rebelle sur Hama (voir ci-dessus).
Une fois les troupes réacheminées d’Hama, l’offensive reprend dans la campagne orientale d’Alep début mai. Le 12 mai, après une défense particulièrement féroce, l’Etat Islamique est chassé une fois pour toute de la base aérienne de Jirah. Cela faisait plus de 3 ans qu’elle était aux mains de l’EI.
La progression des forces loyalistes composées essentiellement des troupes de chocs « Tigre » se dirigent alors plein Sud avec pour objectif principal la ville de Maskaneh. Comme d’habitude, la tactique d’approche se fait par un mouvement d’encerclement et non par une attaque directe sur la cible. De nombreux villages alentours sont ainsi repris dont l’ensemble des rives orientales du lac Jabbūl.
Au 31 mai, la ville de Maskaneh est quasi encerclée. Elle tombe définitivement le 3 juin aux mains des loyalistes.
Celles-ci sont maintenant à une centaine de km de Raqqah que les forces arabo- kurdes soutenues par les américains commencent à encercler. Si Raqqah est déjà considérée comme perdue, il devient urgent pour les forces de Bachar d’éviter d’être bloquées en direction du Sud et notamment du gouvernorat de Deir Ez Zor.
Aussi, la progression reprend vers le Sud et les troupes passent du gouvernorat d’Alep où elles ont conquis plus de 3000km² à celui de Raqqah le 4 juin. En une quinzaine de jours elles reprennent plus de 6% (plus de 1000 km²) du gouvernorat à l’EI avec notamment la prise du champ pétrolier de Rasafeh.
Le 17 juin, alors que les forces gouvernementales se dirigent vers la ville stratégique de Resafah (carrefour entre Raqqah et l’accès au Sud vers Deir Ezzor), les frictions se font sentir avec les forces arabo-kurdes. Les 2 factions se retrouvent autour du village de Jaadin au Nord de Resafah où finalement l’armée syrienne arrive à déloger les combattants de l’EI les premiers. Le 18, un su-22 syrien est abattu par un F-18 de la coalition près de cet endroit. La tension monte d’un cran encore entre SDF et SAA. Des combats éclatent entre les 2 groupes armés, les membres des forces Tigres voulant coute que coute récupérer le pilote abattu.
Le 19, les combats ont cessé mais la tension reste importante.
Les éléments des « Tigres » auraient depuis entamé un mouvement d’encerclement avec une poussée vers l’Ouest combinée à celle des forces de défenses nationales (NDF) depuis Ithriya.

:arrow: Deir ez-Zor.
Les forces loyalistes sont toujours encerclées par l’EI dans deux poches distinctes de la ville. Le ravitaillement des troupes se fait via hélicoptère ou largages aériens. Cependant, et malgré les multiples attaques islamistes et des pertes importantes, l’armée syrienne tient encore.
Après la perte de Raqqah au profit des forces démocratiques syriennes, Deir Ez Zor redevient un objectif prioritaire pour le gouvernement syrien.
D’une part, cela permettrait une fois pour toute d’éradiquer l’EI des villes importantes de Syrie et d’autre part, empêcherait les Forces Démocratiques Syriennes et donc les Etats-Unis, d’étendre leur influence à l’Est de la Syrie.
Les fronts de Raqqah, Arak et du désert syrien ont tous pour objectif, semble-t-il, de converger à un moment ou à un autre vers Deir Ez Zor.
Le 23 mai dernier, l’armée syrienne lance une grande offensive contre l’Etat Islamique autour de Palmyre. L’objectif principal de cette offensive est de rouvrir une fois pour toute la liaison autoroutière entre Damas et Palmyre et surtout de prévenir un renforcement des forces rebelles soutenues par les Américains si ces dernières arrivaient à faire la jonction entre la poche du Qalamoun Est et les territoires sous leurs contrôles à la frontière jordanienne.
Une progression très rapide dans les territoires tenus par l’EI font que dès le 26 l’autoroute Damas-Palmyre est ré-ouverte et sécurisée. Près de 2000 km² sont ainsi récupérés par les forces loyalistes qui isolent définitivement la poche rebelle du Qalamoun-Est. L’EI est chassé plus à l’Est et tente de se regrouper autour d’Arak.
L’armée syrienne tente alors de progresser vers la ville d’Arak. Pour cela, elle capture un à un les hauteurs qui entourent la ville. Malgré des pertes importantes, elle arrive néanmoins à prendre Arak et ses alentours le 13 juin. Le jour suivant elle conquiert le carrefour de Talilah et sa région et parvient à pousser jusqu’à la station de pompage « T3 » à 50km à l’Est de Palmyre.
L’offensive devrait se poursuivre en direction de la ville d’Al Sukhnah qui est située à 50 km à l’Est de la station T3 et 50 km de Deir Ez Zor. Par contre, le terrain est dégagé, voir désertique, l’approche se fera donc de front.

:arrow: Désert syrien et contrôle des frontières avec l’Irak
L’armée syrienne et ses alliés ont entamé une progression vers les principaux passages frontaliers entre l’Irak et la Syrie.
Début mai une offensive dans le Qalamoun Est à la fois contre l’EI et contre les rebelles du Sud permet à l’armée syrienne de gagner du terrain de manière sensible, à l’Ouest de la base aérienne de Seen. Près de 3000 Km2 sont récupérés sur l’EILe 12 mai une position stratégique importante est capturé ave la prise du point de contôle de Zaza qui contrôle l’accès à l'autoroute Damas-Bagdad. Cette route entourée de désert, mène directement au passage frontalier avec l’Irak d’Al Tanf.
Bousculant rapidement les faibles défenses rebelles, l’armée syrienne et essentiellement ses milices chiites progressent rapidement vers le Sud. Le 18 mai, alors qu’elles ont pris le contrôle de Zarqua, les troupes loyalistes sont prises à partie par l’aviation de la coalition menée par les Américains. Les troupes sont stoppées nettes et doivent même reculer devant une contre-attaque rebelle. Celle -ci est finalement mise en échec et les troupes syriennes avance à nouveau vers la frontière quand une nouvelle frappe de la coalition les obligent une nouvelle fois à stopper leur progression le 06 juin. Depuis, elles restent ainsi en attente à environ 50 km de la frontière.
Ne pouvant prendre Al Tanf, l’armée syrienne tente un coup de poker en se dirigeant vers l’Irak au travers du territoire de l’EI. Partant de la région d’Helba fraichement conquise, les forces syriennes se dirigent vers la frontière irakienne en dehors des routes principales, au travers du désert syrien. Le 09 juin elles atteignent enfin la frontière dans la région d’Al-Bawdah. Dès lors, les rares défenses de l’EI s’écroulent malgré les difficultés d’approvisionnement pour l’armée syrienne. Près de 5000 km2, principalement de désert, et 60 km de frontière avec l’Irak sont ainsi récupérés. La station de pompage T2 est libérée de l’EI le 25 juin. De là deux possibilités pour la poursuite de l’offensive : soit filer au Nord Est vers Deir Ez Zor soit à l’Est pour couper la route à l’EI et à ses combattants retraitant de l’Irak par le passage frontalier d’Al Bukamal.

:arrow: Daraa:
Re-démarrage des hostilités le 12 février sur ce secteur avec une offensive surprise des rebelles dans le quartier de Manshiya que les loyalistes abandonnent le lendemain. Depuis, une série d’attaques et de contre-attaques se déclenchent régulièrement avec des pertes importantes de chaque côté. D’avril à mai, les combats penchent peu à peu en faveur des insurgés qui regagnent près de la moitié de la ville. L’armée de l’air syrienne intervient et rase systématiquement les quartiers rebelles. En juin, une contre-offensive loyaliste reprend une partie des quartiers perdus mais au prix de pertes très importante.
Le 20 juin, changement de tactique : l’armée syrienne tente d’encercler la ville et de bloquer toute possibilité de ravitaillement. Mais la riposte rebelle écrase cette tentative.

:arrow: Quneitra :
Nouveau front ouvert par les rebelles contre l’armée syrienne dans ce gouvernorat adossé au Golan. Le 18 juin, les islamistes d’Al Qaïda lancent une opération nommée « road to Damascus ». L’effort principal de l’attaque se fait autour et sur la ville d’Al Ba’ath. De nombreuses pertes dont les principaux officiers de l’armée syrienne locale sont à dénombrées. Mais très rapidement des renforts, notamment du Hezbollah sont envoyés sur zone. Le 25 juin, l’armée syrienne lance une contre-offensive et reprend l’ensemble des territoires perdus.
A noter qu’Israël est intervenu par trois fois le 21, 24 et 25 juin et aurait tué près de 50 combattants loyalistes.

Les poches du Rif Dimashq (rappels et évolution de posts précédents) :

En conflit :
:arrow: Beit Jinn (pas de combat).
:arrow: Qalamoun Nord-Ouest (peu de combats)
:arrow: Qalamoun Est : (forts combats) Les forces gouvernementales syriennes ont encerclées totalement la poche du Qalamoun Est et ont repris les villages de Bardeh et Bir Qassab
:arrow: Ghouta Est : (forts combats) . Depuis le début du mois d’avril les groupes rebelles Tahrir al-Sham et la Légion al-Rahman d'un côté, et le groupe rebelle Jaysh al-Islam de l'autre sont entrés en conflit. Près de 250 combattants des deux groupes auraient été tués dans ces combats d’influences. De nombreux autres sont capturés et séquestrés comme future monnaie d’échange.
Malgré cela, les loyalistes n’en profitent guère. Une mini offensive le 11 juin, a permis au forces gouvernementales de prendre le village de Hawsh Dawahira à l’Est de la poche rebelle.
Mais c’est à l’Ouest, que l’offensive de l’armée syrienne démarre. Du 14 au 18 juin un bombardement intensif est effectué par l’artillerie et l’armée de l’air sur des quartiers insurgés de la ville de Jobar, lieu historique de la contestation.
Le 20 juin, une importante offensive terrestre est lancée sur la banlieue de la ville et le 21 juin près de 3 km² de zone urbaine ainsi que la vallée et la partie Sud d’ Ain Terma sont capturés.
Le 26 juin une contre-offensive rebelle est lancée mais est rapidement repoussée.

Sous accord de cessez le feu :
:arrow: Camp Palestinien de Yarmouk : Il y aurait des pourparlers en cours sur une éventuelle reddition côté EI qui demanderait en échange, d’être transféré vers l’Est syrien. De même, un agrément serait en cours entre le gouvernement syrien et les rebelles du HTS pour qu’ils puissent être déplacés dans le gouvernorat d’Idlib. Rien de confirmé jusqu’à maintenant.

Capitulation :
:arrow: Daraya: capitulation le 25/08/2016
:arrow: Qudsaya: capitulation le 12/10/2016
:arrow: Muadamiyat: capitulation le 19/10/2016
:arrow: Ghouta Ouest: capitulation le 29/11/2016
:arrow: Al Tall: capitulation le 03/12/2016
:arrow: Kiswah: capitulation le 06 /12/2016
:arrow: Kanaker: capitulation le12/12/2016
:arrow: Wadi Barada capitulation le 29/01/2017
:arrow: Qalamoun Sud-Ouest (Serghaya) : Capitulation le 21/02/2017
:arrow: Madaya : Capitulation le 22/04/2017
:arrow: Zabadani : Capitulation le 22/04/2017
:arrow: Quaboun et Barzeh: Capitulation le 13/05 et 29/05


Les principales sources utilisées pour ce résumé:

Wikipédia
reddit.com - Syria civil war
syrianwardaily
edmaps
archicivilians.wordpress.com
agathocledesyracuse.com
syriahr
aranews.net
Youtube
Twitter

"Pro patria et humanitate"
Messagepar Ansierra117 » 28 Juin 2017, 15:21
Tu me dis si je me trompe, mais c'est au sud que ça semble le plus compliqué pour l'armée régulière syrienne.

Il y a là-bas un point de contact direct entre les rebelles et leurs soutiens jordaniens qui leur permet d'être ravitaillés rapidement en hommes et matériels. Par ailleurs, les effectifs rebelles là-bas semblent nombreux, déterminés et aguerris. Ensuite, ils évoluent en milieu urbain ce qui favorise grandement la defense. Enfin, le soutien aérien s'amenuise et devient lourdement dépendant des russes...à moins de voir à terme l'armée de l'air iranienne entrer dans la danse.

La proximité de la zone avec Israël peut engendrer des frappes destructices d'un point de vue tactique sur les forces loyalistes. Etant donné la faiblesse numérique des forces de Bachar el-Assad, tout succes tactique peut rapidement se transformer en percée opérative.

"Un avion c'est une cible, deux avions c'est une arme" Werner Mölders
Messagepar foxkilo02 » 28 Juin 2017, 15:40
Ansierra117 a écrit:Tu me dis si je me trompe, mais c'est au sud que ça semble le plus compliqué pour l'armée régulière syrienne

Tout devient compliqué pour l'armée syrienne. Manque d'hommes, manque de formation au combat, manque de support aérien... Cela s'explique aussi par le fait que beaucoup de fronts ont été ouverts ces derniers temps et s’étendent parfois sur des centaines de km. Cette éclatement des maigres forces de l'armée syrienne n'arrange rien.
Les forces rebelles du Sud et notamment à Daraa sont bien organisées et armées avec le soutien des Jordaniens/américains. Les zones urbaines permettent également de mieux se défendre.
Dans le gouvernorat de Quneitra c'est moins sensible. Mais les rebelles ont profité du fait que les soldats loyalistes "opérationnels" aient été déplacés vers d autres fronts actifs, pour effectuer une offensive dans un secteur où les seuls combattants restants ne valent pas grand chose. De plus, l'appui israélien ne se cache plus dans ce secteur ...

"Pro patria et humanitate"
Messagepar Ansierra117 » 28 Juin 2017, 22:33
J'avais tout bon :)

"Un avion c'est une cible, deux avions c'est une arme" Werner Mölders
Messagepar foxkilo02 » 03 Juillet 2017, 15:24
Nouvelle perte d'un MI-17 syrien en moins de 2 semaines
La vidéo de l'EI ne montre pas l'impact mais plusieurs médias confirme la perte de l'appareil et de l'équipage ( 4 membres) lors de son atterrissage sur Deir Ez Zor.
Les Mi-8/17 sont actuellement les seuls appareils à ravitailler de manière journalière les 2 zones de Deir Ez Zor encerclées par l'EI.
Bonne nouvelle cependant, l'EI aurait perdu environ 9000 km² en moins d'un mois, au profit de l'armée syrienne.

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