Messagepar ciders » 26 Avril 2010, 13:49
Dans la mesure où ils sont très proches et que l'OTAN leur a attribué un seul et même code, je pense qu'on peut leur allouer un unique topic. Nous commençons ici par le Su-7. Le second message sera consacré au Su-17 et à ses déclinaisons Su-20 et Su-22.

Et, pour répondre à une interrogation lancinante de nombre de nos lecteurs, je confirme : il n'y a aucun lien entre Fitter et Fitness. Même si, dans la bouche d'un politkom bourré ayant confondu un ordre du jour divisionnaire avec une feuille de salade, cela puisse être très proche.

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Historique :

La construction aéronautique soviétique n'était pas qu'affaire d'ingénieurs et de techniciens. Elle était aussi une affaire éminemment politique. Pour imposer ses vues et ses modèles, et pour donner le premier rôle à ses appareils, chaque bureau d'études devait se mêler de politique et se trouver des appuis haut placés. Certains, tel MiG ou Tupolev y réussirent mieux que d'autres, un temps mieux placés puis oubliés. Le bureau Sukhoï oscilla entre les deux tendances. Pavel Osipovitch Sukhoï avait connu la faveur des dirigeants soviétiques dans les années 1930, avant de tomber en disgrâce dans les années 1940.

La mort de Staline, en 1953, lui permit de revenir en grâce. Sa première tâche fut de développer, au profit des VVS soviétiques, un chasseur destiné à opérer près du front, en tirant partie du nouveau réacteur Al-7F conçu par le motoriste Lyulka. De ses travaux allaient naître deux appareils aux fonctions très différentes : l'intercepteur Sukhoï Su-9 (code OTAN : Fishpot), destiné à la PVO, et le Sukhoï Su-7 (code OTAN : Fitter).

Le Fitter fut développé initialement sous la forme d'un unique prototype, baptisé S-1 (la lettre S désignant un appareil à voilure en flèche, strelovidniy). Celui-ci effectua son premier vol en septembre 1955. Il se révéla suffisamment intéressant (battant notamment un record de vitesse en avril 1956, en atteignant la vitesse de 2 170 km/h) pour qu'on en poursuive le développement. La production d'appareils de présérie fut autorisée dans la foulée.

Le 24 juin 1956, le S-1 fut dévoilé au public lors de la Journée de l'Aviation de Tsushino. Malheureusement, il s'écrasa quelques mois plus tard, victime du manque de fiabilité de son moteur.
Plusieurs modifications menèrent à une amélioration du S-1, le S-2. Une vingtaine de Su-7 servirent à mener des tests supplémentaires, les ingénieurs soviétiques ayant découvert une série de nouveaux problèmes techniques, qu'ils avaient tâché de résoudre au mieux. Les premiers appareils de série entrèrent en service en 1959.

C'est à ce moment-là que la carrière du Su-7 connut un virage serré. En effet, il fut alors décidé que le Su-7 serait remplacé par le MiG-21 en tant que chasseur tactique dans l'aviation de front (FA). A la place, la FA demanda à Sukhoï de convertir son Su-7 en avion d'attaque au sol, en vue notamment de remplacer les Iliouchine Il-10 désormais complètement obsolètes. Il en résulta un nouveau prototype, baptisé S-22, et un nouvel appareil, le Su-7B. Celui-ci obtint sa qualification initiale (IOC) en juin 1960. La première unité qui en fut dotée fut le 642è GvBAP (régiment de bombardement de la Garde), dans le district militaire d'Odessa.

Le Sukhoï Su-7 possédait de nombreuses caractéristiques de la production soviétique de son époque. Sa conception était très simple. L’appareil était pourvu d’une voilure en flèche à 63 degrés et d’une unique entrée d’air dans le nez, avec un cône central légèrement visible. Il disposait d'un train d’atterrissage tricycle, rétractable grâce à un système hydraulique. Le pilote disposait d'un siège éjectable, même si les premiers modèles ne fonctionnaient qu'à partir de 100 mètres d'altitude.

Si le Fitter était un appareil robuste, les pilotes soviétiques s'aperçurent à l'usage qu'il ne pouvait pas servir à partir de pistes sommaires et qu'il lui fallait aussi des pistes relativement longues, ce qui limitait ses capacités tactiques au plus près du front. Toutefois, il se révéla assez maniable à basse altitude et d’un entretien très facile. Ses problèmes de jeunesse éliminés, le Su-7 devint un appareil populaire auprès de ses pilotes. Cependant, il souffrait de défauts assez gênants.

L’unique réacteur du Fitter était un Lyulka AL-7F doté d'un système de postcombustion. Ce moteur consommait énormément de carburant, ce qui limitait de manière conséquente le rayon d’action, mais aussi la charge utile. De plus, malgré sa robustesse, il se révéla assez vulnérable aux tirs ennemis. Si l’impossibilité (au départ) d’utiliser des pistes courtes (il fallait au moins 2 400 m de piste à pleine charge) fut supprimée par la suite, l’armement demeura limité. Ses deux canons de calibre 30 mm, 1 dans chaque racine d’aile (le Su-7B n'avait qu'un seul canon), n’emportaient qu’un nombre réduit d’obus.

Pour le reste, le Fitter ne pouvait emporter que deux tonnes d’armement, essentiellement des paniers lance-roquettes UB-16U-57 de calibre 57 mm et des bombes non-guidées de 250 ou 500 kilos, sur 4 (puis 6) points d'emport. Cette charge se réduisait à une tonne si l’on remplaçait les bombes ou lance-roquettes des points d’emport ventraux par deux bidons de carburant supplémentaires. L'avionique était réduite, comportant essentiellement un système d'identification IFF SRO-2 Khrom (désignation OTAN : Odd Rods), un radar d'alerte Sirena-2 placé dans la queue de l'appareil et un détecteur d'alerte radar.

Pour remédier à toutes ces difficultés, les Soviétiques produisirent plusieurs versions améliorées, toutes désignées par l’OTAN sous la désignation Fitter-A, à l'exception des biplaces d'entraînement.

Versions principales :

- Su-7 : chasseur tactique ; première variante de production, destinée surtout aux essais ; environ une centaine d'exemplaires produits entre 1957 et 1960 ; retirés du service avant 1965
- Su-7B : seconde variante, destinée à l'attaque au sol ; emportait un unique canon et 2 tonnes de charge extérieure, en plus de 3,4 tonnes de carburant en interne ; 431 exemplaires produits
- Su-7BM : variante améliorée ; disposait notamment d'un réacteur Al-7F-1-150 plus puissant, d'un nouveau siège éjectable, d'une capacité de carburant interne de 3,7 tonnes et de deux points d'emport "humides", chacun pouvant porter un réservoir auxiliaire de 620 litres ; environ 290 exemplaires produits
- Su-7BKL : variante encore améliorée, notamment par l'adjonction de parachutes de freinage, de provisions pour l'usage de fusées de décollage (JATO) et de deux points d'emport sous voilure supplémentaires (ajoutés à beaucoup de Fitter plus anciens par la suite) ; 267 exemplaires produits
- Su-7BMK : variante du Su-7BKL destinée à l'exportation

Il fut aussi développé des variantes biplaces du Su-7, les Su-7U et Su-7UMK (désignation OTAN : Moujik). Le Su-7U était développé à partir du Su-7BM, le Su-7UMK étant destiné à l'exportation. Le Su-7U avait un fuselage modifié pour permettre l'emport d'un instructeur (et une moindre capacité en carburant) et un train d'atterrissage renforcé, mais conservait ses canons. Le pilote et l'instructeur disposaient chacun d'un siège éjectable. Ces variantes furent produites respectivement à 367 et 44 exemplaires.

Les Su-7 formaient le cœur des unités d'attaque au sol de l'Union Soviétique durant les années 1960. Ils équipèrent de nombreuses formations de l'aviation de front, essentiellement dans la partie ouest du pays, mais aussi près de la frontière chinoise. Ils furent généralement remplacés dans le courant des années 1970 par le Su-17 plus moderne, qui apparurent pour la première fois au sein du 523è IBAP (régiment indépendant de bombardement) en 1971. L’URSS retira ses derniers exemplaires en 1989.

Le Sukhoï Su-7 connut un grand succès à l'exportation. Il fut utilisé au combat à plusieurs reprises : par l'Égypte durant la Guerre des Six Jours (1967), la Guerre d’Attrition (1967-1970) et la Guerre du Kippour (1973), mais aussi par l’Inde en 1971 contre le Pakistan. A cette occasion, les Su-7 indiens auraient effectué près de 1 500 sorties : deux appareils furent atteints par des missiles air-air, mais purent revenir à leur base. Malgré leurs défauts, les Su-7 s’acquittèrent plutôt honorablement de leur tâche, menant notamment de nombreuses attaques à basse altitude lors des conflits au Proche-Orient.

Près de 1 900 exemplaires furent construits, un peu moins de 700 d’entre eux exportés. Parmi les opérateurs connus, on compte l’Afghanistan (une centaine d'exemplaires), la Tchécoslovaquie (un peu moins d'une centaine, retirés en 1990), l’Inde (160), la Pologne (46) ou encore la Syrie. Il semble à l’heure actuelle que seule la Corée du Nord dispose encore d’appareils en service, au nombre de 18, mais leur état est sujet à caution.

La plupart des utilisateurs ont remplacé le Su-7 par des versions améliorées du Fitter, et notamment par le Su-17/22.

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Caractéristiques :

Version :

Sukhoï Su-7BKL

Type :

Avion d'attaque

Équipage :

1 pilote

Motorisation :

1 Lyulka AL-7F-1, d'une puissance de 6 710 kgp à sec, 9 400 kgp avec postcombustion

Poids :

Masse à vide : 8 937 kg
Masse maximale au décollage : 15 210 kg

Performances :

Vitesse maximale : Mach 2
Montée ascensionnelle : 160 m/s
Plafond pratique : 17 600 m
Distance franchissable maximale : 1 650 km
Rayon d'action de combat : indeterminé

Dimensions :

Envergure : 9,31 m
Longueur du fuselage : 16,6 m
Hauteur au sol : 4,99 m
Surface alaire : 34 m²

Armement :

2 canons NR-30 de calibre 30 mm (60 obus chacun)
Jusqu'à 2 000 kg de charge externe, sous 6 points d'emport sous voilure

Pays utilisateurs :

Afghanistan, Algérie, Corée du Nord, Égypte, Hongrie, Inde, Irak, Pologne, Syrie, Tchécoslovaquie, Ex-URSS, Vietnam, Yémen

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Images :

:arrow: Deux Su-7BMK indiens devant leur abri
:arrow: Su-7BM aux couleurs polonaises, à la retraite
:arrow: Su-7 soviétique au roulage

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Sources :

Trois sources majeures :

- L'article de Wikipédia
- le Soviet Air Power de Gunston et Sweetman, avec un magnifique profil trois plans couleur très instructif
- l'Encyclopédie des Armes de chez Atlas

Sinon, ce sitea l'air pas mal. Je ne l'ai pas utilisé, mais il semble bien informé.

Ah que je destroye tout ! Ou pas. :p

Sur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
Messagepar d9pouces » 26 Avril 2010, 13:50
Tu as de la chance, je n'ai pas mon Gordon sur moi :evil:
Je relirai le message ce soir, donc :D

Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.
Terry Pratchett
Messagepar ciders » 26 Avril 2010, 14:03
Le Fitter premier du nez a ensuite cédé la place à son petit frère. Et curieusement, il n'a fallu qu'un bout d'aile mobile pour faire la différence.

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Au milieu des années 1960, le principal appareil d’attaque en ligne au sein des forces aériennes soviétiques était le Su-7 Fitter, à voilure en flèche. Bien que très apprécié de ses pilotes, il ne convenait pas totalement aux missions que lui avaient assignés les militaires soviétiques. Ses performances médiocres au décollage et à l’atterrissage ne permettaient pas son emploi au plus près d’un front éventuel, et sa charge utile était bien trop réduite. L’emploi de fusées d’appoint constitua une solution intérimaire, mais les Soviétiques se rendirent vite à l’évidence. Il fallait améliorer le concept. Aussi, au milieu des années 1960, le bureau d’études Sukhoï décida de retravailler sur le Su-7, en faisant usage d’une technologie relativement récente à l’Est, la flèche variable. Le 2 août 1966, un Su-7BM modifié effectua son premier vol, avant d’être officiellement dévoilé au meeting aérien de Domodevo, dans la banlieue de Moscou, en 1967. Ce prototype, baptisé S-22I (désignation OTAN : Fitter-B), se distinguait du Su-7 par une voilure à flèche variable, mais uniquement sur les parties extérieures. Dans la pratique, seul les panneaux d’ailes les plus éloignés du fuselage pivotaient. Toutefois, cette évolution se révéla une complète réussite.

Désigné Su-17 par les Soviétiques, le nouvel appareil reprenait un grand nombre des caractéristiques de son prédecesseur, plus un grand nombre de modifications et d’améliorations qui le rendirent beaucoup plus efficace. Comme le Su-7, le Su-17 était monoplace. Son entrée d’air nasale alimentait un unique réacteur, un Lyulka AL-21F-3, plus puissant que l’AL-7F du Su-7. Deux excroissances prolongeait le nez : un tube Pitot et surtout une perche alimentant en mesures un système de contrôle de tir ASP-5ND. Le cône dépassant légèrement le nez du Su-17 abritant un radar multimode SRD-5M (désignation OTAN : High Fix). Le train d’atterrissage fut encore renforcé, pour faciliter les opérations sur des terrains sommaires. La nouvelle voilure permit des performances beaucoup plus importantes. Le rayon d’action au combat augmenta nettement : avec deux tonnes de charge externe, le Su-17 (Fitter-C) disposait de 630 kilomètres d’autonomie, tandis que le plus récent Su-22MK (Fitter-K) en avait un de 1100 kilomètres. Au total, en plus des deux canons NR-30 du Su-7, le Su-17 disposait de plusieurs pylônes d’emport (jusqu’à 10 sur les versions les plus récentes), capables de porter près de 4 tonnes de charge. Comme sur le Su-7, l’armement se composait essentiellement de paniers lance-roquettes (les UV-16-57 étant avantageusement remplacés par des UV-32-57 de capacité supérieure), de bombes lisses FAB-250 et FAB-500 ou de bombes moins conventionnelles (BETAB antipistes, OFAB à fragmentation, RPK à sous-munitions, ZAB incendiaires). Des canons UPK-23 pouvaient en outre être montés en pods. Enfin, pour sa propre défense, le Su-17 pouvait emporter des missiles air-air courte portée, en général des R-13 (AA-2 Atoll) ou des R-60 (AA-8 Aphid).

Versions emblématiques :

- Su-17 (Fitter-C) : Su-7U modifié, pourvu du Lyulka AL-7F du Su-7, produit de 1969 à 1973 ; connu aussi sous la désignation soviétique S-32 ; livrés à l’Egypte en 1971 sous la désignation Su-17K
- Su-17M (Fitter-C) : première variante majeure en production, pourvue du AL-21F-3 et du système de navigation et d’attaque SRD-5M ; produit de 1972 à 1975 ; exporté en Egypte, mais aussi en Pologne et en Syrie
- Su-17M2 (Fitter-D) : variante améliorée, offrant plus de visibilité au pilote et un équipement électronique supérieur ; produit de 1974 à 1977
- Su-17UM (Fitter-E) : biplace d’entraînement, basé sur le Su-17M2 ; produit de 1976 à 1978 ; exporté, notamment au Pérou, sous la désignation Su-22U ; désignation soviétique, S-52U
- Su-17UM3 (Fitter-G) : biplace d’entraînement, basé sur le Su-17M3 ; produit de 1978 à 1982 ; exporté sous les désignations Su-22UM3 et Su-22UM3K ; désignation soviétique, S-52U
- Su-17M3 (Fitter-H) : développé à partir de Su-17UM, mais avec de l’équipement en plus à la place du passager ; reçoit des pylônes pour missiles air-air et un désignateur de cibles laser ; exporté sous les désignations Su-22M2 et Su-22M3 ; désignation soviétique, S-52
- Su-17M4 (Fitter-K) : version finale de production, produite entre 1981 et 1990 ; exportée sous la désignation Su-22M4

La production débuta dès 1969 et prit fin en 1990. Les premiers exemplaires furent déclarés opérationnels en 1971. Après l’Union Soviétique, d’autres pays reçurent des Su-17, souvent pour remplacer des MiG-17 ou des Su-7. Au sein du Pacte de Varsovie, la Pologne fut la première à en recevoir, du fait de sa plus grande fiabilité politique aux yeux des Soviétiques. Ce pays fut un des plus importants utilisateurs de Su-17, avec près de 140 exemplaires, dont les derniers sont encore en service. L’Union Soviétique fut naturellement le principal client de Sukhoï. Elle engagea plusieurs dizaines de ces appareils dans le conflit en Afghanistan, conflit où plusieurs appareils furent abattus par la résistance locale. Plus récemment, des exemplaires yéménites furent semble t-il eux aussi descendus par les rebelles du nord du pays. De manière générale, les Su-17 ont participé à plusieurs conflits : les exemplaires irakiens furent engagés contre l’Iran puis contre les forces alliées en 1991 (ironiquement, une partie d’entre eux devait rallier l’Iran, où ils sont encore en service ), les exemplaires libyens contre les Etats-Unis lors des incidents autour du golfe de Syrte (deux Fitter-J furent abattus par une patrouille de Grumman F-14 le 19 août 1981) et les exemplaires égyptiens contre Israël (guerre de Kippour, 1973). Les appareils péruviens servirent à deux reprises contre l’Equateur, en 1981 puis en 1995 : lors de ce dernier conflit, le 10 février 1995, un groupe constitué par deux A-37 Dragonfly et deux Su-22 péruviens rencontra, au retour d’une mission de bombardement, deux Mirage F-1 équatoriens, bientôt rejoints par deux Kfir. Les deux Su-22 furent descendus par les F-1.

Au total, près de 2900 exemplaires sortirent des chaînes de montage, toutes versions confondues. Un certain nombre sont toujours en service, même si la majorité finit actuellement sa carrière opérationnelle. D’autres (comme les exemplaires péruviens) sont stockés. Les appareils de l’Union Soviétique restèrent dans les Etats où ils étaient basés avant 1991. La Russie s’en sépara en 1998.

...

Caractéristiques :

Type: Avion d'attaque
1er vol du prototype: 2 août 1966
Mise en service: 1971

Version : Su-17 Fitter-C
Motorisation : 1 Lyulka AL-21F-3
Puissance : 7800 kgp en sec, 11200 kgp avec postcombustion
Flèche variable :28
Envergure : 14 m (ailes déployées)
Longueur du fuselage : 15,40 m
Hauteur au sol : 4.75 m
Surface alaire : 40,10 m²
Masse à vide : 10 000 kg
Masse maximale : 17 700 kg
Plafond pratique : 18 000 m
Distance franchissable : 950 km
Vitesse maximale : 2300 km/h
Equipage : 1 pilote

Pays utilisateurs : Afghanistan, Algérie, Angola, Biélorussie, Bulgarie, Corée du Nord, Hongrie, Iran, Irak, Libye, Pérou, Pologne, République Tchèque, Russie, Syrie, Tchécoslovaquie, Ukraine, Ex-URSS, Vietnam, Yémen.

...

Sources :

On reste dans le classique. Soviet Air Power, Encylopédie des Armes, et Wiki. Je ne sais plus si j'ai eu accès à la fiche d'avionslégendaires. C'est possible, donc je vous la donne aussi.

D'autres sites intéressants : un bel écorché du Fitter ici et la classique fiche de chez Globalsecurity, ici.

Et, j'allais oublier, le Inigo Guevara, Latin Fighter Jets, qui m'a permis de vous donner des informations précises sur les Fitter péruviens.

Ah que je destroye tout ! Ou pas. :p

Sur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
Messagepar Polo » 26 Avril 2010, 17:01
Une belle bête, pas moins de 450 appareils servent encore 9 pays dans le monde.

Messagepar Clansman » 08 Juillet 2010, 15:23

Rang, sang, race et dieux n'entrent en rien dans le partage du vice... et de la vertu. (de Cape et de Crocs, tome 1).

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Messagepar ciders » 13 Juillet 2010, 15:30
Gros coup de vernis sur la fiche du Su-7. :)

Ah que je destroye tout ! Ou pas. :p

Sur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
Messagepar Clansman » 02 Janvier 2011, 19:04
Le Su-17 est sur le site

Ca manque un peu de précision sur le détail des versions employées par tel ou tel pays. :S

Rang, sang, race et dieux n'entrent en rien dans le partage du vice... et de la vertu. (de Cape et de Crocs, tome 1).

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Messagepar d9pouces » 02 Janvier 2011, 22:02
Malheureusement, c'est souvent assez difficile de trouver la bonne version, les sources ne sont pas toujours très rigoureuses.

Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.
Terry Pratchett
Messagepar ciders » 02 Janvier 2011, 22:17
Sans parler des versions export légèrement moins performantes que les versions soviétiques, plus les conversions ultérieures...

A titre d'exemple, voilà ce que dit Tom Cooper au sujet des Fitter angolais :

- livraison de 10 Su-20M et de 2 Su-22UM-3K en 1984
- livraison de 14 Su-22 en 1989 (version non précisée)
- livraison de 10 Su-22M4K et de 2 Su-22UM-3K ex-slovaques en 1996
- livraison d'un nombre indeterminé de Su-22 ex-bélarusses en 1998
- livraison de 4 Su-22M4K et de 1 Su-22UM-3K ex-slovaques en 2001

Les listes de codes connus font état de 53 appareils, toutes versions confondues.

Ah que je destroye tout ! Ou pas. :p

Sur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
Messagepar d9pouces » 02 Janvier 2011, 22:51
Voir les versions d'exportation identiques aux versions russes, mais portant quand même un nom différent :bonnet:

Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.
Terry Pratchett
Messagepar Clansman » 03 Janvier 2011, 15:30

Rang, sang, race et dieux n'entrent en rien dans le partage du vice... et de la vertu. (de Cape et de Crocs, tome 1).

>> N'oubliez pas de lire et de relire le Réglement du forum
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Messagepar stanak » 27 Mars 2012, 15:34
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Messagepar d9pouces » 03 Janvier 2013, 20:23
En lisant mon bouquin sur Sukhoï, j'ai vu qu'il parlait du Su-7U et du Su-7UMK.
Du coup, je me demande si le Su-7UM existe vraiment, d'autant que le Su-7U est déjà basé sur le Su-7BM (avec quelques trucs tirés du BKL).

Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.
Terry Pratchett
Messagepar ciders » 03 Janvier 2013, 20:38
Su-7UM ? Tu l'as lu sur ma fiche ? ^^

Ah que je destroye tout ! Ou pas. :p

Sur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
Messagepar d9pouces » 03 Janvier 2013, 20:43
Il est tout de même enregistré comme version :] Et plusieurs sources en parlent également (notamment airliners)

Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.
Terry Pratchett

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